Hypochlorhydrie : et si c’était la cause méconnue de vos troubles gastriques et intestinaux ?

9–14 minutes

Aujourd’hui je vais t’expliquer un phénomène trop sous-estimé, à savoir l’hypochlorhydrie, qui est bien souvent la cause principale de beaucoup de maux du système digestif.

Tu fais des efforts pour mieux manger, tu testes des astuces vues sur les réseaux ou les blogs, tu as testé des protocoles, peut-être même avec des évictions alimentaires…

Et pourtant, ton ventre continue de crier à l’aide. Ballonnements, gazs, reflux, lourdeurs post-repas, syndrome de l’intestin irritable, gêne sous les côtes. Et cette impression constante que quelque chose ne va pas. Je t’explique tout !

Qu’est-ce que l’hypochlorhydrie ?

Un trouble courant… mais ignoré

L’hypochlorhydrie désigne un niveau d’acide chlorhydrique dans le liquide gastrique qui est bas, voire inexistant (dans ce cas on parle d’achlorhydrie), et que le pH de l’estomac durant la digestion est supérieur à 3. Et cette défaillance souvent invisible peut entraîner de grands déséquilibres digestifs.

L’acide gastrique, c’est un peu le starter de ta digestion. Il permet :

  • de décomposer les protéines,
  • de désinfecter l’estomac (barrière contre bactéries, parasites…),
  • de stimuler la production de bile et d’enzymes,
  • de préparer l’intestin grêle à la sécrétion d’enzymes digestives pour bien assimiler les nutriments.

Mais quand cet acide est insuffisant, les conséquences s’accumulent…

Les symptômes typiques d’une hypochlorhydrie

Tu peux ressentir :

  • Ballonnements ou ventre gonflé
  • Lourdeurs après les repas
  • Sensation de “bouchon” dans le haut de l’abdomen
  • Reflux acide paradoxal (oui, même avec peu d’acide !)
  • Gazs, flatulences, mauvaise haleine, fatigue digestive
  • Constipation et/ou diarrhée
  • Aliments mal digérés dans les selles

Mais ce n’est pas tout…

Une porte d’entrée vers d’autres déséquilibres

Ce manque d’acide dans l’estomac ne reste pas sans conséquence. Au delà de ces symptômes, voici ce que ça peut entraîner à moyen terme :

Reflux acides… paradoxalement causé par un manque d’acidité 

L’acide chlorhydrique joue un rôle clé dans le tonus du cardia, ce petit muscle qui sépare l’estomac de l’œsophage. Quand il y en a trop peu, le sphincter reste entrouvert… et le peu d’acide présent remonte et brûle. Ironique, non ?
Le “reflux” qu’on traite souvent comme un excès… est en fait un défaut de départ.

 

Carences nutritionnelles invisibles… mais réelles 

Sans une acidité suffisante, le corps assimile mal les nutriments.
Même avec une alimentation équilibrée, tu peux te retrouver carencée en :

  • fer, zinc, calcium,

  • vitamines B12, B6, A, D, E…

  • ou encore en acides gras essentiels.

Et tu sens alors une fatigue persistante, une peau qui perd en éclat, des ongles fragiles, un mental en dents de scie… 

 

Proliférations microbiennes (Candida, H. pylori, SIBO…) 

L’estomac est censé être un milieu très acide, donc très peu colonisé.
Mais en cas d’hypochlorhydrie, certaines bactéries ou levures s’installent et prolifèrent, au niveau gastrique mais aussi intestinal.

Plusieurs études ont montré que la déficience en acide chlorhydrique ou sa suppression par l’usage d’IPP provoque une surpopulation bactérienne et fongique au niveau des intestins. En ce qui concerne la célèbre bactérie Helicobacter pylori, et le champignon Candida Albicans réputé pour la candidose qu’il provoque, ils ne sont absolument pas nos ennemis.

Bien au contraire, ils ont même un rôle très bénéfique d’où leur présence naturelle dans notre microbiote. Leur prolifération n’est que le résultat d’un déséquilibre interne, pas la cause. 

 

Intestin irritable, muqueuse inflammée, digestion douloureuse 

Quand les aliments stagnent et sont mal digérés, ils fermentent. Ils produisent des toxines, créent de la pression, des gazs, et finissent par irriter les parois de l’intestin.

C’est souvent à ce stade que le SII (syndrome de l’intestin irritable) se manifeste :

  • inconfort permanent,

  • spasmes,

  • troubles du transit,

  • et hypersensibilité digestive.

Et aujourd’hui, on sait grâce aux recherches que l’hypochlorydrie est une cause sous-jacente majeure du SIBO, de la dysbiose, et donc de ce fameux “intestin irritable”.

 

Allergies, troubles immunitaires et réactions à répétition 

Une barrière intestinale abîmée laisse passer des toxines et des protéines partiellement digérées dans la circulation sanguine.
Résultat, ton système immunitaire s’emballe. Fatigue chronique, réactions inflammatoires, intolérances, voire crises d’asthme chez certains profils sensibles.

Et ce n’est pas une théorie :
plusieurs études anciennes et récentes ont montré des liens directs entre hypochlorhydrie et asthme, allergies alimentaires, dérèglements immunitaires, voire risques accrus de troubles plus profonds si le terrain reste fragilisé trop longtemps.

 

Comment savoir si l’on a une hypochlorhydrie ?

Le problème avec l’hypochlorhydrie c’est qu’elle est bien trop souvent mal diagnostiquée, car les sensations d’acidité ou de brûlures peuvent prêter à confusion.

Les tests médicaux

  • Anticorps anti-pariétaux et anti-facteur intrinsèque
  • Biopsie de l’estomac
  • Contrôle du pH gastrique
  • Taux de pepsinogène sérique (un faible taux de pepsinogène sérique indique une hypo/achlorhydrie)
  • Taux de gastrine sérique (un taux de gastrine sérique élevé, supérieur à 500 à 1000 pg/mL, peut indiquer une hypo/achlorhydrie)
  • Tests de détection de l’infection par H. pylori (test respiratoire à l’urée, test d’antigène dans les selles, biopsie, réaction en chaîne par polymérase (PCR) ou hybridation in situ fluorescente (FISH))

Le test du bicarbonate de soude

Ce test très simple et peu coûteux permet de savoir si notre taux d’acide chlorhydrique est suffisant ou trop bas.

Pour le réaliser :

  1. Le matin à jeun, prend 1 cuillère à café de bicarbonate de soude (1/2 max si tu as subi une sleeve ou rétrecissement de l’estomac) dans un verre d’eau de 25 cl à température ambiante (ni chauffée, ni froide).
  2. Ensuite, bois tranquillement le verre sans précipitation (au risque d’avaler de l’air et de fausser le résultat)
  3. Un fois le verre terminé, lance un chronomètre
  4. Arrête-le au 1er rot (ne force pas le rot même si tu le sens arriver)

Ce test n’a pas de contre-indications tant qu’il est réalisé ponctuellement. Il peut simplement accélérer le transit durant la journée dans certains cas. Le mieux est de faire ce test encore 1 ou 2x quelques jours après pour être certain.e du résultat car le 1er peut être faussé (surtout si tu es sous IPP ou anti-acide).

Résultats :

Le bicarbonate est alcalin, donc il va réagir avec l’acide de l’estomac pour créer un gaz, le dioxyde de carbone. Plus on a d’HCL, plus on a une éructation puissante et plus elle arrivera rapidement.

  • Si le rôt est intervenu avant 2 minutes : situation normale
  • Si le rôt est intervenu au bout de 2 minutes : baisse de l’acidité
  • Si le rôt est intervenu au bout de 3 minutes ou plus : hypochlorhydrie
  • Et s’il n’y a pas eu de rot du tout, alors on est potentiellement sur une achlorhydrie

Dans le cadre de mon mémoire sur le sujet il y a 7 ans, j’avais réalisé une expérience personnelle et j’ai demandé à des personnes souffrant de troubles digestifs divers au quotidien de réaliser ce test tout en me précisant leurs différents symptômes.

Au total, 50 personnes ont réalisé 1x le test au bicarbonate (ce n’est qu’avec la pratique plus tard que j’ai compris la nécessité de le refaire une nouvelle fois) et les résultats étaient vraiment significatifs : presque 70% des personnes étaient en hypochlorhydrie.

Le test avec la bétaine HCL

Prenez une capsule de bétaine HCL après les premières bouchées d’un repas :

  • Si vous ne ressentez pas de brûlure épigastrique dans les 30 minutes suivant l’ingestion de la capsule, cela indique que vous avez besoin d’un apport supplémentaire en HCL donc très probablement une hypochlorhydrie.
  • Si vous ressentez une sensation de brûlure dans les 30 minutes, ça signifie que vous n’en avez pas besoin et donc que vous avez probablement un taux d’HCL normal.

N.B : La sensation de brûlure est soulagée en buvant 2 cuillères à café de bicarbonate de soude dans 1 verre d’eau pour neutraliser l’excès d’acide.

Ce test est contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi qu’en cas d’ulcère gastrique/duodénal ou encore avec la prise des traitements suivants : anti-inflammatoires, anti-histaminiques de type H2 et IPP (inhibiteurs de le pompe à protons)

Test gratuit à faire dès maintenant

⇒ Je t’ai également préparé un test totalement gratuit pour faire le point sur ta digestion actuelle et sur l’équilibre de ton microbiote. En plus du test du bicarbonate, tu retrouveras un test que très peu de personnes connaissent, ainsi qu’un questionnaire complet. Fais ton test en cliquant ici !

La cause oubliée derrière l’hypochlorhydrie

Voici ce qu’on oublie souvent :

La production d’acide gastrique est commandée par ton système nerveux, et plus précisément par la branche vagale ventrale (le fameux “mode repos et digestion”).
Quand elle est activée, ton corps se sent en sécurité, donc il peut digérer, assimiler, guérir et se régénérer.

Mais si tu es en mode alerte constant, si ton système nerveux se bloque en survie, et bien ce mécanisme ne s’active plus correctement.

Résultat : même avec une alimentation « parfaite », ton corps et ton ventre t’envoient des signaux d’alerte. Parce qu’il ne se sent pas en sécurité, donc il privilégie la survie, pas la digestion.

Le vrai problème : un système nerveux qui tourne en boucle

Ce n’est pas que ton estomac ne “veut” plus fonctionner. C’est qu’il n’est plus soutenu.

Stress chronique, charge mentale élevée, troubles du sommeil, fatigue émotionnelle, rythme à contre-courant…

➡️ Tout ça empêche ton système nerveux d’activer ton nerf vague. Et tant qu’il ne revient pas à l’équilibre, ta digestion ne pourra pas se faire correctement.

Hypochlorhydrie : d’autres facteurs à prendre en compte

1. Une mastication trop rapide

Quand on mange trop vite, l’estomac n’a pas le temps d’anticiper la digestion. Il reçoit des aliments peu broyés, souvent mal imbibés de salive, ce qui le pousse à produire plus d’acide… jusqu’à s’épuiser. Ralentir et mâcher longuement, ce n’est pas un conseil à prendre à la légère : c’est une vraie base de digestion efficace.

2. Une consommation déséquilibrée de protéines

  • Trop de protéines : le système digestif s’épuise à force de devoir produire de l’acide et de la gastrine en boucle.
  • Plus assez de protéines (chez les végéta*iens mal accompagnés) : la stimulation hormonale diminue, et la production d’HCl avec.

3. Des carences en zinc ou sodium

Le stress, les traitements médicamenteux ou l’appauvrissement des sols peuvent entraîner des manques en minéraux essentiels. Or, le zinc et le sodium sont nécessaires à la production d’HCl et à la protection de la muqueuse gastrique. Le corps préfère produire moins d’acide s’il sent qu’il ne peut pas s’en protéger.

4. Une alimentation ultra-transformée

Trop de plats industriels, trop peu d’enzymes naturelles, pas assez de fibres…
Le microbiote s’appauvrit, l’inflammation s’installe, et le système nerveux est lui aussi perturbé.
Tout est lié : un microbiote déséquilibré = une mauvaise communication avec le cerveau… et une digestion qui se dérègle.

5. Certains médicaments ou pathologies

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), antihistaminiques ou certaines maladies auto-immunes comme Hashimoto peuvent réduire ou bloquer la sécrétion d’acide gastrique. C’est pourquoi il est essentiel de considérer l’ensemble du terrain et de ne pas se contenter de traiter un “reflux” comme un excès.

6. La présence d’une dérive gastrique (ou by-pass)

C’est une cause moins courante, mais en effet, des études montrent que la sécrétion d’acide non compensée par les aliments dans l’estomac, entraîne une diminution de la sécrétion de gastrine, ce qui conduit à une hypo/achlorhydrie.

7. La présence d’anticorps anti-facteur intrinsèque ou anti-cellules pariétales

Comme c’est le cas dans une gastrite atrophique métaplasique auto-immune ou encore dans l’anémie pernicieuse (appelée aussi maladie de Biermer).

 

Hypochlorhydrie : bonne nouvelle, ce n’est pas irréversible

Tu n’as pas besoin de prendre des compléments à vie, ni de te restreindre encore plus.

Ce qu’il te faut c’est rétablir cette sécurité intérieure, de donner à ton système nerveux les ressources pour fonctionner de manière optimale.

Alors non, c’est pas un régime sans FODMAP’s, sans gluten, ni une énième détox et astuces « magiques » qui vont t’aider à y parvenir. C’est une approche profonde qui soutient vraiment ton corps, et non une méthode qui va lui en demander toujours plus, l’épuiser et accentuer le problème.

Et maintenant ? Deux choses pour aller plus loin 

✅ 1. Faire le point avec toi-même

Tu veux savoir si ton système nerveux est l’origine réelle de tes troubles digestifs ?

→ Fais le test gratuitement ici – “Ton système nerveux est-il bloqué en mode survie ?”

✅ 2. Découvrir la suite

Je t’explique dans le prochain article ce qu’il faut arrêter de faire tout de suite (et ce qui peut vraiment t’aider à relancer ta digestion sans t’épuiser) :

→ Lire la partie 2 : La vraie solution pour les tracas digestifs les plus répandus

 

Sources des études sur lesquelles je me suis appuyée :

« The Potential Role of Hypochlorhydria in the Development of Duodenal Dysbiosis: A Preliminary Report » Front Cell Infect Microbiol, 2022

« Meal-Time Supplementation with Betaine HCl for Functional Hypochlorhydria: What is the Evidence? » Integr Med (Encinitas), 2020

« Proton pump inhibitor use and the risk of small intestinal bacterial overgrowth: a meta-analysis. » Clin Gastroenterol Hepatol, 2013

« Anti-acid medication as a risk factor for food allergy » Allergy, 2011

« Duodenal microbiota makes an important impact in functional dyspepsia » Microb Pathog, 2022

« Clinical findings and risk factors for Candida esophagitis in outpatients » Diseases of the Esophagus, 2003

« The Phylogeny and Biological Function of Gastric Juice—Microbiological Consequences of Removing Gastric Acid » Int. J. Mol. Sci, 2019

« Small intestinal bacterial overgrowth in irritable bowel syndrome: are there any predictors? » BMC Gastroenterol, 2010

« Achlorhydria » Fatima R, Aziz M., StatPearls Publishing, 2022

« An overlooked cause of dyspepsia? » par le Dr Marianne Rothschild, The Journal of Family Practice, 2021

« How to improve your client’s gut health » Clean health

« Suppression of gastric acid secretion in patients with gastroesophageal reflux disease results in gastric bacterial overgrowth and deconjugation of bile acids. » 2000

« Proton pump inhibitor use and the risk of small intestinal bacterial overgrowth: a meta-analysis » 2013

« What are the effects of proton pump inhibitors on the small intestine? » 2015

« Increased prevalence of irritable bowel syndrome in patients with gastroesophageal reflux. » 2002

« Overlapping gastroesophageal reflux disease and irritable bowel syndrome: Increased dysfunctional symptoms » 2010

« Insight Into the Relationship Between Gastroesophageal Reflux Disease and Asthma » 2014

« Gastric Cancer in Persons With Achlorhydria and With Pernicious Anæmia: A Lesson in Logic » 1957

17 réponses

  1. Avatar de Korrigane

    Salut, j’ai testé ce matin, bingo : 4 ou 5 minutes se sont écoulées avant qu’un rot sorte (j’ai coupé le chronomètre à trois minutes et demi environ).

    Il ne me reste plus qu’à organiser le plan de bataille bébé-compatible car enceinte de 7 mois…

    Merci encore Marina ❤????


    1. Avatar de Marina

      Hello ✨ Avec grand plaisir ???? Tu peux déjà prendre des enzymes et compléments pour la digestion, j’en parlerai justement mardi prochain pour mon podcast sur la grossesse ????


  2. Avatar de Nicaise

    Bonjour
    Que prendre ou manger pour augmenter l’ acidité dans l’ estomac


    1. Avatar de Marina

      Bonjour, tout est indiqué et détaillé dans la suite de cet article « la solution des troubles digestifs » ???? Très belle journée à vous ✨


  3. Avatar de Apolline

    Bonjour Marina,
    J’ai lu avec beaucoup d’attention votre article. J’ai fait ce matin le test du bicarbonate et… pas de rot du tout ! J’ai 71 ans. Je présente donc tous les symptômes d’une hypochlorhydrie.
    Que pensez-vous de la bétaïne + pepsine de chez Solgar, en tant que coup de pouce ? De même, que pensez-vous du Regulat ? (fermentation en cascade à partir de fruits et légumes bio)
    Merci à l’avance de votre réponse.


    1. Avatar de Marina

      Bonjour Apolline, je vous ai envoyé un mail avec ma réponse 🙂


  4. Avatar de Charlène

    Bonjour Marina, j’apprécie votre contenu écrit et auditif qui est de qualité et on sent qu’un travail est fourni en amont. J’apprécie d’autant plus votre approche cohérente, logique et surtout extrêmisme. Je me demandais pour le test de l’hypochlorhydrie, j’ai des résultats complètement différents d’un jour à l’autre : une fois à 1′, un autre fois aucun rot, une fois à 5′ alors que je le réalise toujours à jeûn le matin : un verre d’eau froide et 1/4 cc de bicarbo de soude. Je me demandais donc s’il y avait une fluctuation possible de la production d’acide : est-ce qu’elle peut fluctuer à ce point d’un jour à l’autre ? ou est-ce une erreur de test ? Est-ce qu’une hypo/achlorhydrie s’installe doucement et est-elle réversible facilement ? Merci beaucoup pour ces éclaircissements.


    1. Avatar de Marina

      Bonjour Charlène merci beaucoup pour votre message 🙂 L’eau doit être à température ambiante et pas du tout froide (ni chaude) et c’est 1 CAC rase de bicarbonate 🙈 Une hypoHCL est réversible oui tout à fait et la durée dépendra d’une personne à une autre selon l’origine même de cette hypoHCL. Le mieux est de faire le test avec 2 jours d’intervalle si vous le refaites pour être plus sûre du résultat ☺️


  5. […] ⇒ En savoir plus sur les troubles digestifs, et notamment l’hypochlorhydrie. […]


  6. Avatar de Sabine

    Merci pour cet article édifiant pour les personnes en errance médicale et qui se reconnaissent dans les maux décrits.
    Hélas la France est bien à la traîne en matière d’hypochloridrie et traite les brûlures et rgo à coups d’ipp ! Heureusement que les naturopathes comme vous connaissent ces pathologies et comment les éradiquer.
    Merci de vous y intéresser. Merci pour nous.
    Cordialement.
    Sabine


    1. Avatar de Marina

      C’est avec plaisir Sabine ! Heureusement certains médecins ne sont pas fermés et veulent aussi changer les choses, j’ai discuté avec plusieurs d’entre eux qui ont décidé d’approfondir le sujet et de ne plus proposer systématiquement des IPP ou anti acides comme on pouvait le voir auparavant malheureusement. Petit à petit j’espère que les choses changeront 😊


  7. Avatar de Sabine

    Merci de parler de ces pathologies ignorées de la médecine traditionnelle. Merci pour nous.


    1. Avatar de Marina

      Avec grand plaisir Sabine 🙂


  8. Avatar de Julie

    Excellent article et TELLEMENT vrai! Je suis toujours sidérée de constater que la plupart des médecins, et notamment des gastro-entérologues (spécialistes des troubles digestifs), ne cessent d’incriminer l’acide chlorhydrique (HCl) quand ils se trouvent face à un patient qui souffre de RGO – et je parle par expérience malheureusement. Une chance, je refuse systématiquement tous ces médocs de type IPP, lesquels me rendaient systématiquement malade (diarrhée, nausées et terribles maux de ventre) dès le début du traitement qd j’ai accepté d’en prendre par le passé. Pourtant, la thèse de l’hypo ou de l’achlorhydrie coule de source au vu de l’évolution des troubles digestifs en question. Comment peut-on penser l’inverse?! J’ai été diagnostiquée avec un SIBO (méthanogènes + bactéries à H2) l’an dernier, pour lequel je viens de commencer une nouvelle antibiothérapie préparée sur mesure (SIBO specific) après avoir tenté, entre autres, de multiples traitements de phytothérapie sur de longues périodes sans succès. J’ai commencé à prendre de la bétaine HCl depuis plusieurs mois (j’avais déjà essayé il y a des années, car je souffre de troubles digestifs depuis quasiment tjs), mais j’y ajoute un peu de vinaigre de cidre avant chaque repas (après les premières bouchées) depuis quelques jours et j’ai l’impression que ça aide bcp concernant les éructations surtout (même si je pars de loin – distension abdominale ++++++ entre autres). Merci pour cet article très complet et très clair sur le sujet de HCl – article que je vais partager avec des médecins, car essentiel selon moi.


    1. Avatar de Marina

      Merci infiniment Julie pour votre retour et votre témoignage très intéressant 🥰


  9. Avatar de Soppo

    merci beaucoup Marina pour cet article très complet riches d’informations que nous n’avons jamais entendu nulle part, merci pou tant de générosité à partager gratuitement votre travail on attend avec impatience votre formation wonderdigest
    Cordialement


    1. Avatar de Marina

      Hello avec grand plaisir ! Ce sera un autre programme qui va remplacer celui-ci, car il sera 2 en 1 en agissant sur le système digestif mais aussi le système nerveux pour un équilibre de l’axe intestin-cerveau car les 2 sont indissociables 😁


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